Chanson du rivage

Tra la la la la lère!
Les arbres sont contents,
Les flots dansent, la terre
A tout au plus vingt ans.

La nature palpite
D’une immense gaîté!
Le printemps, ma petite,
Est un flux de clarté.

Or la marée apporte
Toujours, en arrivant,
Une algue, bientôt morte
De soleil ou de vent.

Quand le printemps à l’âme
Porte ainsi les amours,
N’attendons pas, ô femme,
Le reflux des beaux jours!


Verset Chanson du rivage - Jean Aicard