Sonnet.
Aujourd’hui l’espace est splendide!
Sans mors, sans éperons, sans bride,
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin!
Comme deux anges que torture
Une implacable calenture,
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain!
Mollement balancés sur l’aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,
Ma soeur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves!





Poèmes similaires:
- La mort des amants Sonnet. Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères, Des divans profonds comme des tombeaux, Et d’étranges fleurs sur des étagères, Ecloses pour nous sous des […]...
- Bon conseil aux amants L’amour fut de tout temps un bien rude Ananké. Si l’on ne veut pas être à la porte flanqué, Dès qu’on aime une belle, on […]...
- Du plus malheureux des amants Élégie I. Du plus malheureux des amants Elle avait essuyé les larmes, Sur la foi des nouveaux serments Ma tendresse était sans alarmes ; J’en […]...
- Dessous la courtine mouillée Contrerime LIX. Dessous la courtine mouillée Du matin soucieux, Tu balances, harmonieux, Ta branche dépouillée, Beau peuplier qui de l’été Fais voir encor la grâce […]...
- Les joncs Les joncs frémissent à peine Sous le doux vent échappé Des champs de trèfle coupé Dans les lointains escarpés. Calmes sous la pure haleine, Les […]...
- L’automne Chaque jour, en tombant sur la terre glacée, Des feuilles de nos bois la dernière moisson Emporte de mon cœur la plus chère pensée, Quelque […]...
- La vie de loin Sonnet. Ceux qui ne sont pas nés, les peuples de demain, Entendent vaguement, comme de sourds murmures, Les grands coups de marteaux et les grands […]...
- Quel est celui qui veut faire croire de soi Sonnet LXIII. Quel est celui qui veut faire croire de soi Qu’il est fidèle ami, mais quand le temps se change, Du côté des plus […]...
- Coucher de soleil Sonnet. Le soleil sur les monts s’écroule, S’empourpre, et, graduellement, Rétrécit son rayonnement, Toujours plus se ramasse en boule. Sa grande âme presque exhalée, De […]...
- Le carrosse et la charrette Fable X, Livre IV. » Ma sœur, vois-tu là-bas, là-bas, Vois-tu ce tourbillon s’élever sur la route! Comme il grossit! vers nous comme il vient […]...
- Prière Me voici devant Vous, contrit comme il le faut. Je sais tout le malheur d’avoir perdu la voie Et je n’ai plus d’espoir, et je […]...
- Couplet de l’amant d’opéra L’amour tendre literie Dont mon cœur est l’édredon Trouble Si mollement mes membres Légèrement mes lèvres Obliquement mes yeux Pour de faux ciels Que la […]...
- Clair de lune en rade La nuit avait semé ses nuages limpides Tout autour de la lune, astre rêveur et blanc, Qui, du ciel bleu foncé sur l’onde au pâle […]...
- I Sonnet I Sonnet Avec la manière de s’en servir. Réglons notre papier et formons bien nos lettres : Vers filés à la main et d’un pied […]...
- Billet à Whistler Pas les rafales à propos De rien comme occuper la rue Sujette au noir vol de chapeaux ; Mais une danseuse apparue Tourbillon de mousseline […]...
- Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie Sonnet XX. Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie, Et plus heureux celui dont l’immortalité Ne prend commencement de la postérité, Mais […]...
- Nevermore (2) Allons, mon pauvre cœur, allons, mon vieux complice, Redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux ; Brûle un encens ranci sur tes autels […]...
- Sur l’eau Sonnet. Je n’entends que le bruit de la rive et de l’eau, Le chagrin résigné d’une source qui pleure Ou d’un rocher qui verse une […]...
- À Alfred Tattet Sonnet. Qu’il est doux d’être au monde, et quel bien que la vie! Tu le disais ce soir par un beau jour d’été. Tu le […]...
- À Aimée d’Alton Déesse aux yeux d’azur, aux épaules d’albâtre, Belle muse païenne au sourire adoré, Viens, laisse-moi presser de ma lèvre idolâtre Ton front qui resplendit sous […]...
- Soirs (III) Sonnet. Le ciel comme un lac d’or pâle s’évanouit, On dirait que la plaine, au loin déserte, pense ; Et dans l’air élargi de vide […]...
- Le dormeur du val Sonnet. C’est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, […]...
- Les téméraires Sonnet. Du pôle il va tenter les merveilleux hivers ; Il part, le grand navire! Une puissante enflure Au souffle d’un bon vent lève et […]...
- Déclin Sonnet. Comme il était bien, Lui, ce Jeune plein de sève! Âpre à la vie Ô Gué!… et si doux en son rêve. Comme il […]...
- Idole et charme de ma vie Idole et charme de ma vie, Tu sais endormir tous mes maux ; Tu sais me rendre le repos De mon enfance évanouie. Lorsque mon […]...
- Odelette anacréontique Pour que je t’aime, ô mon poète, Ne fais pas fuir par trop d’ardeur Mon amour, colombe inquiète, Au ciel rose de la pudeur. L’oiseau […]...
- Madrigal sur un carnet d’ivoire Mes vers, sur les lames d’ivoire De votre carnet, font semblant D’imiter la floraison noire Des cheveux sur votre cou blanc. Il faudrait d’immortelles strophes […]...
- Les épaules La courbe n’eut jamais d’inflexions plus douces, Excepté quand elle est le sein pur et charmant. Elles laissent tomber leurs ondes mollement Dans la succession […]...
- La pipe Sonnet. Je suis la pipe d’un auteur ; On voit, à contempler ma mine D’Abyssinienne ou de Cafrine, Que mon maître est un grand fumeur. […]...
- La pipe au poète Je suis la Pipe d’un poète, Sa nourrice, et : j’endors sa Bête. Quand ses chimères éborgnées Viennent se heurter à son front, Je fume… […]...