À Lionel Nunès.
Vivre tranquille en sa maison,
Vertueux ayant bien raison,
Vaut autant boire du poison.
Je ne veux pas de maladie,
Ma fierté n’est pas refroidie,
J’entends la jeune mélodie.
J’entends le bruit de l’eau qui court,
J’entends gronder l’orage lourd,
L’art est long et le temps est court.
Tant mieux, puisqu’il y a des pêches,
Du vin frais et des filles fraîches,
Et l’incendie et ses flammèches.
On naît filles, on naît garçons.
On vit en chantant des chansons,
On meurt en buvant des boissons.





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